Le message inquiétant de Sabalenka

Cette saison encore, Aryna Sabalenka (27 ans) semble prendre un malin plaisir à terrasser toutes les joueuses qui se retrouvent face à elle et à aligner les démonstrations face à ces mêmes adversaires. Et cela pourrait bien durer encore un moment pour l’intouchable numéro 1 mondiale à qui seule Elena Rybakina – en finale de l’Open d’Australie – a fait mordre la poussière depuis le début de l’année et qui a signé mardi aux dépens de Naomi Osaka en huitièmes de finale d’Indian Wells une quatorzième victoire en quinze matchs disputés jusqu’à maintenant en 2026.

A entendre la Biélorusse après avoir passé l’ancienne numéro 1 mondiale à la moulinette (6-2, 6-4), nouveau billet pour un quart de finale dans le désert californien à la clé, de la même façon qu’elle n’avait laissé aucune chance lors de ses deux premiers matchs à la Roumaine Cristian et à la Japonaise Sakatsume, compatriote d’Osaka, ses adversaires, évidemment sans le vouloir, jouent un précieux rôle dans sa domination, presque intégrale et sans partage ces dernières années.

Sabalenka : « Les filles me rendent encore meilleure »

La double finaliste du tournoi (en 2023 et en 2025, lors de la dernière édition) estime en effet que les joueuses qu’elles affrontent – cela a encore été le cas mardi contre Osaka – lui facilitent la tâche en donnant tout pour tenter de la faire chuter. Mais sans obtenir l’effet escompté, bien au contraire. « C’est grâce à ça que je deviens meilleure », a assuré mardi Sabalenka à l’aube de retrouver la pépite canadienne Victoria Mboko pour une place dans le dernier carré.

Une déclaration paradoxale mais qui prend tout son sens lorsque la meilleure joueuse de la planète développe son argumentation : « Les filles arrivent face à moi et savent qu’elles doivent en faire plus que d’habitude (…) Elles en font plus, je le sens, mais sur les points importants, elles forcent un peu trop. Et c’est là que je peux en profiter et devenir meilleure. » D’autant que face à l’adversité, Sabalenka se pose là. « Elles m’obligent à être encore plus forte ». Un discours inquiétant pour les rivales de la patronne du circuit.

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