
Un sentiment d’inéluctabilité a parcouru le peloton après la nouvelle démonstration de Tadej Pogacar sur les Strade Bianche. Paul Seixas a opposé une belle résistance, compte tenu de son âge, ce qui laisse espérer une belle bataille dans les années à venir. Mais il était quand même loin de faire tomber le Slovène.
Sur les classiques, on l’a compris depuis deux ans, il n’y a quasiment que Mathieu van der Poel qui peut s’opposer au champion du monde. Et encore, seulement sur certains terrains. En l’occurrence, Milan-San Remo et Paris-Roubaix, où le Néerlandais reste le maître du jeu (pour l’instant ?).
Samedi dernier, le leader des Alpecin-Premier Tech n’était pas au départ, car il avait un autre choix de calendrier. « Est-ce que je le regrette ? Un petit peu, oui, a admis « MVDP » auprès de Wielerflits. Bien sûr que c’est course que j’aurais aimé disputer. Mais le plan que nous avons fait pour cette saison est bon, je pense, après ma saison de cyclocross. »
Van der Poel de retour sur les Strade Bianche ?
Van der Poel a remporté mardi la 2e étape de Tirreno-Adriatico, après un passage sur ces fameux chemins blancs qui font la spécificité des Strade Bianche. Il avait remporté la classique toscane en 2021, devant Julian Alaphilippe. Mais depuis, le tracé a été sensiblement durci au fil des ans, ce qui donne l’avantage aux grimpeurs comme Pogacar, Seixas et Isaac Del Toro, par rapport aux classicmen comme Van der Poel ou Wout van Aert.
« La course est ce qu’elle est, répond le Néerlandais. Il n’ont pas à l’adapter à ce que je souhaite. C’est tout simplement une course difficile, on a encore vu samedi à quel point c’était difficile de gagner là-bas. Mais si je ne prenais le départ que des courses que je peux gagner, je ne serais pas sur Tirreno-Adriatico. J’aimerais bien retourner là-bas un jour », conclut-il au sujet des Stade Bianche. On aura peut-être droit à une nouvelle bataille avec Pogacar l’an prochain sur la route de Sienne…






