
La guerre au Moyen-Orient devrait bien avoir des conséquences sur l’organisation de la Coupe du monde 2026, qui débutera dans trois mois jour pour jour aux Etats-Unis (du 11 juin au 19 juillet). En raison des frappes américaines et israéliennes, l’Iran a décidé de ne pas participer à la compétition. C’est le ministre des Sports iranien, Ahmad Doyanmali, qui l’a annoncé.
« Etant donné que ce gouvernement corrompu (les États-Unis) a assassiné notre dirigeant (Ali Khamenei), il n’y a aucune condition à notre participation à la Coupe du monde, a-t-il ainsi assuré à l’agence IRIB News. Nous avons subi deux guerres en huit ou neuf mois, et plusieurs milliers de nos citoyens ont été tués. Par conséquent, il nous est impossible de participer. »
Pour lui, « si c’était un autre pays organisateur, la communauté internationale aurait sûrement déjà réagi et elle lui aurait retiré l’organisation de la compétition ». Ce n’est évidemment pas le scénario qui se dessine. Mardi soir, le président de la FIFA, Gianni Infantino, a tenté d’apaiser les tensions en assurant que les joueurs perses étaient les bienvenus outre-Atlantique.
Quel remplaçant pour l’Iran à la Coupe du monde 2026 ?
« Au cours de nos discussions, le président (Donald) Trump a réaffirmé que l’équipe iranienne était bien entendu la bienvenue pour participer au tournoi. Plus que jamais, nous avons besoin d’un événement comme la Coupe du monde pour rassembler les peuples », a déclaré le patron de la fédération internationale. Un discours qui n’a pas convaincu le gouvernement iranien.
Si ce boycott est entériné par la FIFA, le programme du Mondial et des barrages, fin mars, sera chamboulé. Il faudra effectivement remplacer l’Iran, placé dans le groupe G avec la Belgique, l’Egypte et la Nouvelle-Zélande. Par qui ? « Il n’y a aucun point de règlement précis dans le cas où une équipe qualifiée se retire de la Coupe du monde », indique le journaliste Romain Molina sur X.
Selon lui, les deux repêchés potentiels sont l’Irak « qui ne peut actuellement pas voyager pour disputer la finale intercontinentale au Mexique contre la Bolivie ou le Suriname » – un barrage censé déterminer le dernier adversaire des Bleus dans le groupe I –, et les Emirats arabes unis, « pays proche d’Infantino, dont le lobbying marche à plein volume depuis quelques jours… »






